Cabaret des Années Folles

Une soirée musicale durant l’entre-deux guerres

 

Ce spectacle festif est un panorama des musiques du Paris de l’après-guerre, et plus particulièrement de ce qu’on appelle les années folles.  En effet, les années 1919 à 1929 sont pleines de joies et de folies.

 

En musique, elles voient la naissance d’une opérette moderne d’un nouveau genre, qui va lorgner vers les rythmes d'outre-Atlantique et le jazz. Elle frôle la comédie musicale, genre typiquement américain,  et le music-hall, dont les vedettes tiennent l'affiche, avec notamment le couple Maurice Chevalier et Mistinguett.

 

Dans ce programme, nous chanterons des extraits d’opérettes (de Hahn,

Yvain, Messager) et des chansons reflétant une libération des mœurs et

des femmes (Elle s’était fait couper les ch’veux). Après la guerre, celles-ci

fument, montrent leurs jambes, s'amusent, dansent et se coupent les

cheveux à la garçonne.

 

Des rythmes nouveaux, comme le tango et le fox-trot, deviennent

populaires et sont repris dans les chansons (Jalousie) et les opérettes

(Yes de Maurice Yvain).

 

Durant ces Années dites folles, les quartiers de Montparnasse et

Montmartre sont sans conteste les lieux de Paris les plus célèbres et les

plus fréquentés.

 

En Allemagne, les Allemands oublient leurs soucis dans les cabarets berlinois que Kurt Weill a marqué, notamment avec L’opéra de quat’ sous, dans lequel la Chanson de Mackie est devenue un célèbre thème de jazz. Après le rag-time (The entertainer, de Scott Joplin), découvert dès l’exposition universelle de 1900  le jazz conquiert un public de plus en plus large. En témoigne le succès immense de la « Revue nègre », menée par Joséphine Baker.

 

Nous interprèterons aussi des compositions devenues des standards de jazz (Summertime, I got rythm) chantées durant ces années folles, de Gershwin à Cole Porter.

 

Mais en 1929, c’est le krach boursier qui  sonne le glas de cette période d’insouciance, et le début d’une dépression économique mondiale. L’orage des années 30 gronde sur l’Europe…

 

Mais restons optimiste, comme le dit cette chanson de 1921, rendue célèbre par Maurice Chevalier : Dans la vie faut pas s’en faire !

Interludes pianistiques et textes sont en filigrane de ce spectacle.

Certaines chansons sont interprétées en déambulation avec la

guitare.

 

 

 

 

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